Chroniques

Le 1er tour de l’élection présidentielle du 10 avril : l’occasion ratée.

Le premier tour de l’élection présidentielle qui s’est déroulé le 10 avril laissera un goût amer. Eric Zemmour avec 7, 07 % a réalisé un score très en deçà des espérances et même des perspectives ouvertes par les sondages. Eric Zemmour n’a rien à se reprocher à l’issue de se scrutin. Il a réalisé une campagne intense, cohérente et a su imposer une thématique, systématiquement occultée dans toutes les campagnes précédentes : celle de la lutte contre le Grand Remplacement. Il a donné de ce phénomène, qui crève les yeux, un diagnostic clair et a envisagé des politiques publiques aptes à répondre à ce cataclysme économique, culturel et civilisationnel notamment lorsqu’il a courageusement abordé la question de la remigration.  Ce faisant, il a placé le débat à la hauteur qui devait être celle d’une présidentielle, donnant une voix à ceux qui étaient réduits au silence depuis si longtemps. Sans jamais céder sur la hauteur intellectuelle requise par un tel enjeu, il a tenté d’apporter de l’intelligence au débat public, de traverser les murs de l’indicible, de l’impensable, de renverser la table dressée par l’extrême-centre, sa société liquide, son immigrationnisme irresponsable, son économie interdépendante qui nous conduisent tout droit au chaos. Qu’il en soit vivement remercié. L’aventure du parler vrai doit se poursuivre. Eric Zemmour saura rebondir.

Les résultats ont dessiné trois blocs politiques, les trois voies du carrefour, les trois choix de société qui vont conditionner le destin de la France. L’extrême-centre remplaciste et vacciniste totalise 41% (27,8 de Macron + 4,7 de Pécresse + 4,6 de Jadot + 2,2 de Roussel + 1,7 d’Hidalgo) dans un vote plutôt âgé et urbain, majoritaire dans l’ouest de la France. La gauche immigrationniste rassemble 23,4 % (22 de Mélenchon + 0,8 de Poutou + 0,6 d’Arthaud). Le bloc de défense de la France totalise 35,5 % (23,2 de Le Pen + 7,1 de Zemmour + 2,1 de NDA auquel j’ajouterais les 3,1 de Jean Lassalle). 

Par rapport à 2017, de ce point de vue, exception faite de la contre-performance de Valérie Pécresse, les rapports de force n’ont pas énormément changé comme si les Français avaient connu une période de stabilité institutionnelle et politique. Le plus frappant est que nous sommes passés par des événements intérieurs et extérieurs qui auraient pu et même dû profondément renouveler la perception du politique par le peuple français : Gilets Jaunes, affaire Benalla, signature du Pacte de l’ONU sur les migrations et institutionnalisation du Grand Remplacement, politique sanitaire, mise en place de la Grande Réinitialisation au vu et au su de tous les Français, mépris manifeste de toutes les institutions qui devrait faire frémir tout défenseur des institutions républicaines, division de la citoyenneté provoquant une fracture politique sans précédent et irréparable, impolitique par l’influence de cabinets comme McKinsey dans l’élaboration des politiques publiques. 

Or, avec 27,6%, Emmanuel Macron, en dépit des dérives tyranniques évidentes des deux dernières années de son mandat, améliore son score de 2017 : l’effet « drapeau » suite au 24 février, l’acceptation inquiétante par le peuple français d’une forme postmoderne de « servitude volontaire », la séduction d’un nouveau parti de l’Ordre qu’il a su incarner, le soutien inconditionnel des médias, tout cela a renforcé sa position.  Cette incarnation paradoxale de l’Ordre, alors qu’il est le promoteur de l’Agenda du Chaos, explique sans doute son score important auprès des retraités (37,5% des suffrages chez les plus de 65 ans).

Le résultat de Jean-Luc Mélenchon montre une communautarisation des votes et, de fait, de la société française elle-même. Dans une ironie tragique pour le parti socialiste, Mélenchon a tiré les bénéfices d’une stratégie politique élaborée depuis 2012 par Terra Nova misant sur le passage d’une assise électorale ouvrière à une clientèle électorale nouvelle : les descendants d’immigrés et les tenants de la Cancel culture et du woke. Ainsi s’explique son implantation à la fois dans les quartiers dits « populaires – ceux de l’Autre peuple-, et dans les centres-villes des métropoles. Il conforme par ailleurs sa position dans le midi de la France, redessinant la carte du Midi Rouge, comme le montre le résultat surprenant de l’Ariège par exemple. 

Marine Le Pen a conforté son implantation dans les classes populaires (35% des employés et ouvriers) et dans la tranche d’âge 25-49 ans sensible au déclassement économique et culturel. Elle s’installe en particulier dans la France périphérique et le vote pour Marine Le Pen dessine à nouveau cette fracture territoriale métropole / zone périurbaine. 

Emmanuel Macron sera face à Marine Le Pen le dimanche 24 avril. Eric Zemmour a appelé sans aucune ambiguïté à voter pour la candidate du RN. Emmanuel Macron est en effet celui dont l’action politique néfaste n’a pas fait l’objet d’une analyse poussée qui aurait ainsi permis de lui faire payer l’addition de la division, du mépris qu’il a imposés au peuple français. Le Grand Remplacement, la Grande Réinitialisation sont plus que jamais au cœur de son programme et les Français doivent s’en protéger à tout prix. Marine Le Pen peut rassembler le 3ème bloc et prendre certaines voix à celui de Mélenchon si elle se positionne sur la Grande Réinitialisation et le « capitalisme des parties prenantes » imposée par elle. 

C’est la raison pour laquelle nous appelons, sans la moindre réserve, à voter pour Marine Le Pen le 24 avril. 

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