
Si cette sinistre période aura tué quelque chose, c’est bien le complotisme. L’épisode sanitaire qui s’est terminé en queue de poisson dans les brumes de 2022 n’a pas donné lieu à un quelconque armistice. Après tout, nous étions « en guerre ». Nous aurions pu fêter la victoire, célébrer l’épopée héroïque d’une Nation unie face au danger de l’horrible peste postmoderne. Rien de tout cela. Le narratif s’est essoufflé. Pandemia ne prenait plus. L’irrationalité intégrale de cette sinistre farce commençait à remonter à la surface. Il a donc fallu se jeter dans les méandres d’un autre narratif, Penuria, sur fond de réchauffisme climatique et de guerre russo-ukrainienne. D’une guerre l’autre. Mais la santé demeure un bon filon : la vie, l’intime, l’essentiel, le rapport au corps. Comment renoncer à une chose si essentielle lorsqu’il s’agit de réinitialiser l’homme, les rapports internationaux, l’économie comme l’a dit Klaus Schwab en 2020 dans Covid-19, Great Reset ? Il s’agit d’un angle efficace de manipulation et d’ingénierie sociale qui agit au niveau à la fois individuel et collectif. L’OMS ne pouvait perdre cette guerre contre les peuples et contre l’homme sans réagir, ou plus exactement sans réactiver le plan ourdi dès 2021.
Ainsi, Tedros Adhanom Ghebreyesus, le directeur général de l’OMS et la commissaire européenne à la santé ont signé une « initiative historique pour renforcer la sécurité sanitaire mondiale », un partenariat OMS / UE pour lancer un système de certification numérique mondial. Ce système de certification numérique repose sur la mise en réseau d’outils numériques comme les carnets internationaux de vaccination numériques. Le modèle : le pass sanitaire européen qui doit être transformé « en bien public mondial (!) ». La finalité : « contribuer à faciliter la mobilité et à protéger les citoyens du monde entier contre les menaces actuelles et futures pour la santé, y compris les pandémies ». Traduction : il s’agit de créer deux espaces et deux droits : pour les coopératifs, une mobilité universelle et un accès illimité à tout et pour les résistants, une sédentarité forcée et une réduction de l’espace accessible. Mais il s’agit surtout de créer un système de santé interconnecté et assurant une « interopérabilité » intégrale entre les systèmes nationaux. L’ « interopérabilité » est un mantra de l’idéologie européiste visant à fusionner les espaces sur un plan technique, mais aussi sur un plan démographique, culturel et civilisationnel. L’ « interopérabilité » est l’habillage technocratique d’un nouvel ordre mondial dont le domaine de la santé est l’objet d’une expérimentation décisive pour Davos.
Thierry Breton, avec cynisme ou naïveté, n’a pas tari d’éloges sur le certificat numérique Covid-19 européen, vantant les « 80 pays et territoires connectés ». De là à dire que ce certificat européen avait valeur d’expérimentation, il n’y a qu’un pas, que Breton a franchi du reste allègrement puisqu’il a affirmé que le certificat européen avait créé une « norme mondiale ». Les Européens seront sans doute ravis d’apprendre qu’ils ont été des animaux d’un laboratoire à ciel ouvert, les produits d’une ingénierie sociale bâtie comme une fusée à plusieurs étages : le covid > les programmes nationaux de vaccination > l’harmonisation au niveau européen > l’harmonisation au niveau mondial.
Dès 2021, le 20 mai, au cœur de la sinistre politique sanitaire, le Conseil européen avait adopté une décision visant à soutenir l’ouverture de négociations concernant un accord international sur la lutte contre les pandémies dans le cadre de l’OMS, l’autorisation d’ouvrir les négociations étant elle-même octroyée lors de la décision du 3 mars 2022. Au programme : détection précoce des pandémies, « résilience » bien entendu…, renforcement du cadre international, l’OMS jouant le rôle d’autorité de coordination, tout un programme lorsqu’on sait que la Fondation Bill et Melinda Gates sont les 2èmes financeurs de l’OMS, le concept « Une seule Santé », le fameux One Health, qui lie la problématique sanitaire à la problématique écologique dans le sillage du Club de Rome, ce qui ne présage rien de bon. Le partenariat UE / OMS s’inscrit ainsi dans une continuité dont la finalité est pourtant clairement exprimée et assumée : créer un espace politique mondial, faire des institutions internationales de véritables instances décisionnaires auxquels les États sont subordonnées mais aussi créer une interdépendance des États qui diluera immanquablement les souverainetés et modifiera les processus de décision politique, jusqu’à remettre en question ce que nous persistons à appeler démocratie – et qui n’en est déjà plus une. Mais c’est surtout le statut de l’homme dans ce système qui ne manque pas d’effrayer tout observateur objectif et sensible à la liberté. L’homme est un produit expérimental, cela ne cesse de ressortir de plus en plus, pour une finalité qui continuera à nous échapper si nous en restons à un plan technico-politique. Il y a quelque chose de totalisant, de totalitaire, de messianique dans cette démarche mondialiste et l’homme n’est que le moyen de cette sacralité inversée, sacrificielle et misanthropique.
Les preuves s’accumulent et nous détournons les yeux comme si l’horreur, la soumission, l’esclavage ne nous concernaient pas. Ils sont pourtant à nos portes…
