Européennes 2019

La question de la remigration : la proposition 13 de la Ligne Claire

remigration13. Mise en œuvre pacifique de la remigration, point central de notre programme politique. Elle est de toute évidence la condition indispensable de la décolonisation, de la fin de l’occupation, de la libération du territoire, du retour à la civilisation et à l’ordre public, de la défense de la paix et de la préservation de tous contre les affrontements qui menacent. Aucune colonisation n’a pris fin sans le départ du colon. Y sont naturellement voués tous ceux qui par leurs propos, leur mode de vie, leur accoutrement et leurs initiatives politiques marquent délibérément leur inappartenance à la civilisation européenne et à sa culture.

Dans le programme proposé par la Ligne Claire, c’est le point primordial et le plus difficile politiquement : la remigration et l’ inversion des flux migratoires.

Pourquoi remigrer ?

Les médias, les politiques, les institutions judiciaires depuis les années 70 ont bâti l’identité politique de la France sur la culture de l’accueil, sur l’hospitalité. La France a toujours cherché à mériter sa périphrase  « pays des droits de l’homme ». Si Valéry Giscard d’Estaing décide de mettre fin à l’immigration économique en 1974, il autorise le regroupement familial deux ans plus tard par le décret du 29 avril 1976. Alors que le Président, devant la montée du chômage et des tensions ethniques, souhaite revenir sur ce décret, le Conseil d’Etat, toujours prêt à favoriser l’altérocratie, publie le fameux arrêt GISTI le 8 décembre 1978. Cet arrêt consacre comme principe général du droit, le droit de mener une vie de famille normale, c’est-à-dire non entravée par d’éventuelles lois restrictives sur l’asile. En 1985, Bernard Stasi publie L’immigration, une chance pour la France. Le titre devenu une formule utilisée par tous les partisans de l’altérocratie et de la submersion migratoire, sera brandi jusqu’aux années 2000 par tous les gauchistes et les rebellocrates professionnels qui vont polluer le débat public dans les médias pendant de longues années. Les portes et les fenêtres de la France sont dès lors grand ouvertes et le grand remplacement devient un processus de plus en plus irréversible et de plus en plus visible.

Pourtant, dans un aveuglement continu, nous avons laissé s’installer des familles du Maghreb et d’Afrique Noire dans des quartiers subventionnés à cet effet par de dispendieuses politiques de la ville. Comme le rappelle E. Zemmour, la « quantité finit par faire la qualité ». Ce nombre croissant d’immigrés dans les quartiers a fini par créer un phénomène de colonisation en « peau de panthère » : l’insécurité croissante et observable partout, la visibilité accrue de l’Islam à travers la mode vestimentaire et alimentaire, ses tentatives d’irruption dans les débats publics par la présentation de listes ouvertement acquises à l’islamisation prônées par l’OCI et l’ISESCO. Cette agrégation incontrôlée et non voulues de peuples exogènes constitue de fait une colonisation qui ne dit pas son nom et dont on a longtemps tu les conséquences désastreuses en termes civilisationnels.

La remigration est une solution évidente mais, au vu du matraquage médiatique dont nous sommes l’objet depuis près de 50 ans, elle apparaît comme inhumaine, barbare, heurtant notre tradition multiséculaire d’hospitalité et d’ouverture.

Mais prenons garde. Nous vivons une époque de sophisme médiatique et politique où la règle dominante est l’inversion des signes.

La barbarie c’est justement le repeuplement génocidaire d’un pays dont on sacrifie le peuple au nom d’une Open Society aux apparences humanistes et démocrates mais aux motivations altérocrates et ploutocrates. C’est l’orchestration d’une décivilisation pour un ensemble de pays dont la civilité, la politesse est le fondement civilisationnel. C’est pour chacun le deuil de son propre pays. Pour les autochtones, la disparition de leur paysage d’enfance, de leur mémoire collective, de leurs racines. Pour les immigrés, c’est l’arrachement au pays qui les a vus naître, c’est une greffe sur un arbre qui dépérit, sur un pays qui n’a plus les moyens économiques, financiers de l’assimilation. Miné par une haine de soi institutionnalisée, il ne sait plus, ne peut plus accueillir. Il ne peut que se laisser envahir pour disparaître, enfin, diront certains à l’extrême-centre.

La remigration, c’est restituer à chacun son chez soi, mettre en conformité le paysage extérieur et le paysage intérieur de chacun. C’est envoyer un signal de fin de récréation au cercle de Bilderberg, au cercle de la raison, à Georges Soros, aux entreprises mondialisées qui ont profité d’un monde ouvert, dévoreur de peuples. C’est rendre à chacun ce qui lui revient, sa patrie, ses ancêtres et sortir de ce mythe de l’eldorado européen qui n’en est d’ailleurs plus un à mesure qu’ils viennent gonfler sa population.

Qui remigrer ?

La question est d’importance et doit être affrontée.

Sont concernées par la remigration les personnes visées par la proposition 16 à savoir les « ressortissants extra-européens ou des descendants d’immigrés extra-européens qui auront fait le choix, par leurs comportements, leurs propos, leurs écrits, de ne pas se plier à la Charte de la civilisation européenne » mentionnant les fondements culturels de la civilisation européenne.

Sont concernées en particulier les personnes manifestant ostensiblement leur appartenance au culte musulman par des prêches, des tenues, ou des paroles mettant en cause leur loyauté à l’égard de la France (proposition 21 et 31).

Sont concernés aussi les ressortissants extraeuropéens qui se rendent coupables de délits ou de crimes : il est impensable que l’on garde sur notre territoire des personnes qui enfreignent les lois du pays auquel ils sont censés s’assimiler. L’idée de « double peine » a longtemps retardé cette réflexion. IL n’y a pas de double peine : il s’agit d’une peine (effectuée sous forme d’amende ou d’emprisonnement) et d’un acte administratif traduisant d’une certaine manière la réprobation collectivement assumée par le peuple français qui signifie l’incompatibilité d’un ressortissant avec une culture ou un peuple.

Sont concernées enfin toutes les personnes qui manifestent leur volonté de retrouver leur pays d’origine.

Comment remigrer ? 

C’est un point essentiel. La remigration, Renaud Camus insiste très souvent sur ce point, doit être effectué sans violence, pacifiquement. La remigration effectuée sur la base de faits délictueux et criminels ne peut être que coercitive dans la mesure où la peine manifeste l’incompatibilité de l’incriminé avec le peuple et les moeurs françaises.

Mais elle doit être surtout fondée sur un système incitatif. Une mission dans le cadre de la LOLF devrait être créée dans ce sens pour que la remigration soit une véritable politique publique avec un financement dédié. Pourquoi ne pas créer un service public de la remigration ? Les Français paient des impôts pour financer une école qui participe à la déculturation de tous, une politique de la ville qui comme Sisyphe reconstruit à perte ce qui est régulièrement dégradé ou détruit, une politique culturelle qui subvention ceux qui veulent leur destruction. Pourquoi ne financeraient-ils pas un service de l’Etat contribuant à la pacification des territoires, à la cohésion retrouvée de la Nation ?

Quels sont les préalables juridiques et diplomatiques de la remigration ?

Une politique pacifique de remigration n’est pas possible en l’état actuel de notre législation et de toutes les contraintes juridiques qui pèsent sur la France.

Le retour des frontières comme définition d’un espace juridique spécifique

Le préalable est la sanctuarisation des espaces nationaux par des frontières. Les accords de Schengen du 14 juin 1985 ratifiés par la Convention de Schengen du 19 juin 1990 concernant aujourd’hui 26 Etats ont atténué les effets frontières entre les pays membres pour accentuer le contrôle aux frontières des pays extérieurs à l’ « Espace Schengen « . Cette politique de protection des frontières extérieures se heurte à deux obstacles :

  • un cadre juridique qui entre en contradiction avec cette protection, notamment le Pacte mondial de l’ONU pour des migrations sûres, ordonnées et régulières.
  • le fait accompli des migrations sauvages organisées par des mafias à l’aide d’associations dont l’Aquarius est une triste illustration.

Comment procéder à une politique crédible de remigration si l’on ne consolide pas l’effet frontière et si l’on ne remet pas au coeur de la politique la séparation physique et symbolique d’espaces qui ne partagent pas les mêmes codes culturels ou civilisationnels ?

Revenir sur la construction juridique de l’Etat de droit

L’Etat de droit est aujourd’hui omnipotent et extrêmement protecteur à l’égard des minorités qui l’exploitent habilement pour faire valoir une préférence étrangère, créant un droit quasi-concurrent : la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen faisant partie de notre Bloc de Constitutionnalité, La Convention européenne des Droits de l’Homme du 4 novembre 1950, la jurisprudence du Conseil d’Etat notamment l’arrêt GISTI précité, la décision par exemple du Conseil constitutionnel du 6 juillet 2018 relative à la reconnaissance du principe de fraternité. Tout cet édifice jurisprudentiel consacre un principe d’égalité des individus abstraits empêchant leur spécification culturelle, religieuse ou civilisationnelle. Ainsi, toute discussion de droit portant sur l’appartenance civilisationnelle est impossible du fait d’un Etat de droit qui ne reconnait comme entité juridique que les personnes physiques et morales dépouillées de leur attributs civilisationnels et culturels avec les discriminations éclairantes que cela peut engendrer.

Cette refonte de l’Etat de droit qui devient un Etat des droits ne peut se faire que par un travail diplomatique nous libérant des contraintes fortes exercées par toutes les conventions internationales ayant pour finalité de promouvoir l’homme individualiste, dénaturé et déraciné.

La possibilité juridique de discriminer.

Les lois Pleven du 1er juillet 1972 et Gayssot du 13 juillet 1990 sont allées plus loin en criminalisant toute discrimination et toute distinction entre les races, les peuples, les religions, les moeurs et les coutumes. Or, l’Islam est clairement protégé par ces dispositions qui ne permettent pas juridiquement d’accuser le travail de conquête opéré par les délinquants des cités, les imams prêchant le djihad. Cela ne relève pas d’un trouble à l’ordre public mais d’une menace à l’encontre des intérêt de l’Etat et cela n’est pas invocable si l’on ne peut qualifier juridiquement la véritable nature et le degré de la menace.

Cette politique de remigration demande à être acceptée par nos concitoyens qui doivent être convaincus de sa nécessité, de sa foncière humanité. Elle sert l’intérêt de tous. Le barbare est celui qui laisse s’installer l’indistinction de tous et de tout, celui qui collabore à la destruction des appartenances et des racines. La remigration est la restitution à chacun de ses racines et de ce qu’il est.

 

 

 

 

 

 

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