Européennes 2019

Pourquoi nous soutenons la Ligne Claire sur l’éducation. L’école et le Grand Remplacement

Éducation-nationale35. Division du corps professoral et de l’enseignement lui-même en trois branches à peu près égales quant aux moyens mis à leur disposition : générale, professionnelle et d’assistance individuelle. L’objectif recherché sera un égal accès à l’inégalité, à cette inégalité fondamentale, et d’abord avec soi-même, que constituent par excellence l’éducation et la culture. À cette fin le corps professoral d’assistance individuelle sera à la disposition de tout élève ou, à terme, de tout adulte, qui jugeraient insatisfaisante leur situation scolaire, intellectuelle, culturelle ou professionnelle, et qui seraient désireux de l’améliorer par leur travail. Le désir de la connaissance, et la claire conscience du privilège que c’est de se la voir transmise, seront considérés comme le moteur de l’enseignement.

La question de l’école est au coeur de notre civilisation. Le Grand Remplacement a transformé l’école, et l’école a entretenu et soutenu le Grand Remplacement dans une tragique circularité.

L’école ou la fin de la hiérarchie

L’influence du marxisme dans l’école, entérinée par la cession de l’Education nationale à la gauche par le Général de Gaulle en 1945, a conduit à rejouer ou à parodier, entre le maître et le professeur, la dialectique du maître et de l’esclave. Chaque maître s’est excusé de sa position magistrale. S’est installée alors une horizontalité catastrophique des rapports entre le maître et l’élève. Le maître est devenu l »instituteur »,  le technocratique « professeur des écoles » puis le jargonnant « sachant », tandis que le disciple est devenu « l’élève » puis le  détestable « apprenant ». Dans le jargon sociologico-pédagogique des désastreux IUFM devenus ESPE, il n’était pas rare d’entendre des imbécillités comme : l’élève apprend au professeur autant qu’il en apprend de lui-même. Bref, une conception marxiste de l’école et une propagande active diffusée et relayée par les organes d’encadrement (inspection et écoles supérieures de l’éducation nationale…), les syndicats et les personnels d’enseignement dont l’intellectualité initiale a été complètement phagocytée par ce sociologisme ambiant de bazar. L’école veut tout écraser, horizontaliser. Elle proscrit les uniformes à l’extérieur, vante la différence et le libre choix vestimentaire mais elle crée des uniformes de médiocrité à l’intérieur. La disparition des notes qui a été expérimentée lors de cette aberrante réforme du collège de V. Peillon et N. Vallaud-Belkacem en 2014 relevait de ce dispositif d’indistinction de  tout et de tous. La détestable « bienveillance » et la « confiance » servis à longueur de rapports sont  l’autre nom du mensonge et de la tromperie égalitaristes.

Le communisme scolaire

Marxisée, l’école a fabriqué un communisme scolaire engendrant des dégâts considérables. Pour égaliser les conditions, il a fallu retirer ce qui naturellement discrimine : la culture, le savoir acquis par un travail, un effort que font les uns et pas les autres. Le travail et la réussite scolaire ont été criminalisés par les massacreurs d’intellectualité que constituaient les IUFM puis les ESPE. Cette inversion de valeurs et l’héroïsation – parfois par les professeurs eux-mêmes (!) – de la racaille des cités tout à fait observable dans les établissements classés en Réseau d’éducation Prioritaire (REP)  ont conduit à un effondrement du niveau scolaire attesté par toutes les enquêtes internationales en mathématiques, en langue.

L’école ou la parodie de la Révolution permanente

L’école a été le véhicule d’une propagande marxiste c’est vrai mais aussi de l’esprit des Lumières. Combien de fois n’a-t-on pas entendu qu’il s’agissait de développer la sacro-sainte « autonomie » des élèves ! Se fixer à soi-même ses propres lois. L’école a voulu apprendre à ses élèves à rejouer la Révolution permanente : avoir un esprit critique sur tout, aplanir toute hiérarchie, douter de tout, traquer la domination absolutiste, jusqu’à contester toute autorité. Résultat : les élèves n’ont jamais été aussi embarqués dans des propagandes douteuses  de toutes sortes (le vivre ensemble, le gendre, …) mais surtout il ont désappris à écouter, admirer, à aimer, à s’émouvoir devant un tableau ou une musique. L’enseignement d’un prétendu esprit critique a balayé l’admiration et a installé la société dans l’empire du sarcasme, de la dérision et de la laideur.

L’école, une créature libérale échappe à son maître gauchiste

Le paradoxe le plus savoureux est que les sociologues marxisants ont fini par développer une conception libérale de l’école. La vérité n’existe plus. Le maître ne doit pas être un prescripteur de connaissances. Il doit procéder à la maïeutique du savoir chez ses élèves. Cette parodie de socratisme stupide a sonné le glas de l’écoute, de l’attention pour privilégier une expression désordonnée, une bouillie verbale, étique, éthique, une expression de soi où l’élève n’apprend plus que le miroir de lui-même. Un désastre qui explique que l’école ait été appelée la « Fabrique du crétin » (Jean-Paul Brighelli).

L’école et le culte tragique de l’autre

L’école a été un sanctuaire. Sa désanctuarisation l’a ouverte à la diversité qui venait détruire la cohésion de notre société. Au coeur de cette école changée ethniquement, culturellement par l’immigration de masse, tout savoir est devenu synonyme de colonisation. Le professeur est devenu un tragos. Il apporte les Humanités, les connaissances arithmétiques, l’histoire, la géographie, les arts notamment dans les établissements pudiquement appelés « réseau d’éducation prioritaire », à savoir les établissements à majorité immigrée. Or, le savoir apporté est perçu comme une recolonisation, une souillure marquée par le désir de dominer, qu’il faut détruire. Le professeur doit être ramené au mieux à un ingénieur de formation coachant ses élèves, au pire à un simple animateur de colonie de vacances, ce qui peu ou prou s’est déroulé d’ailleurs dans un silence coupable et l’hypocrisie généralisée.

A l’époque des réseaux éducation sans frontières et autres associations irresponsables de cette nature dans les années 2000, l’éducation nationale estimait que son rôle était de désapprendre la nation et toute forme d’appartenance pour ouvrir chaque élève aux vertus de l’Open Society.

L’école de la désaffiliation : tout sauf transmettre !

Biberonnée à « Le nationalisme c’est la guerre », les générations de cadres de l’éducation nationale nous ont bâti une école de la désaffiliation qui ne jure que par l’étude de l’Autre et la négation de soi. Accueillir l’étranger, c’est forcément lui présenter un miroir de lui-même, pensait-on : il a fallu raboter les programmes d’histoire, de Français, de tout ce qui faisait la France.

Stupidement embarqués dans une conception pragmatique de la langue, nous avons abandonné l’enseignement de la grammaire, qui est justement la compréhension logique d’une langue, de son fonctionnement et de son génie. L’enseignement de la grammaire française, c’est découvrir la France dans l’intimité de sa logique. Au lieu de cela, on découvre des notions grammaticales au hasard de textes, généralement étrangers ou contemporains pour éviter de trop voir le gouffre entre les élèves et la langue française véritable.

Il a fallu aussi pour accueillir l’Autre écarter les figures héroïques de l’histoire de France. L’histoire de France n’est plus un « récit national », encore moins une épopée, non, c’est un calvaire qui l’a portée de discriminations en discriminations, de folies en injustices. La France noircit ses héros : Clovis un barbare ! Louis XIV illustre l’ « absolutisme », Napoléon est l’homme du blocus continental. Elle fabrique des mythes : celui de la France libérée, celui des Résistants exclusivement issus de la gauche, ou en colporte d’autres : celui du vivre ensemble, celui de la liberté de choisir son sexe. Elle est une machine à propagande pour l’altérocratie et la société liquide, celle des hommes interchangeables sans mémoire et sans histoire.

L’école est l’instrument tragique de la non-transmission du fait du Grand Remplacement. Elle doit redevenir ce lieu d’attention, d’écoute, de calme, de silence, d’apprentissage, d’intellectualité.

Vaincre le Grand Remplacement, c’est rendre à l’école sa mission originelle. C’est pourquoi nous soutenons la Ligne Claire.

 

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