Chroniques, Ordre public et politique sociale

Le confinement : deux peuples, deux droits, deux justices, deux destins.

Unknown-1Le coronavirus est une tragédie collective qui chaque jour nous rappelle les failles de notre monde postmoderne.

Le décret du 16 mars 2020 et surtout la loi du 23 mars 2020 dite d’Etat d’urgence sanitaire est une loi de droit commun s’appliquant sur l’ensemble du territoire français. Dans des parties du territoires correspondant aux banlieues ou aux quartiers d’immigration de métropoles voire de villes moyennes, ce confinement n’est pas appliqué et les contrevenants ne sont pas sanctionnés alors que les manquements imposés à l’ensemble des français sont manifestes. Ils déclarent généralement d’ailleurs leur indifférence à ces mesures de sécurité sanitaire quand ils n’en expriment pas une franche hostilité. Selon le Canard enchaîné du 25 mars, le secrétaire d’Etat Laurent Nuñez a déclaré aux préfets que la fermeture des commerces et l’interdiction des rassemblements n’étaient plus une priorité dans les quartiers. Certains préfets zélés sont allés jusqu’à affirmer qu’il ne « fallait pas mettre le feu » et que les commerces exercent même une forme de « médiation sociale » (!). Curieuse conception de la République une et indivisible. Or, ce que nous révèle cette affaire est bien la reconnaissance de deux droits, donc de deux justices et donc d’une division patente de la République et surtout c’est une trahison de la France.

Le coronavirus est un moment historique pour la France qui change le rapport des Français  à la nature, leur rapport au travail, leur rapport au « dehors »  – moins innocent qu’auparavant où sortir était le signe de la liberté, qui modifie les habitudes dans les familles. Leur indifférence à ce tremblement de terre collectif du COVID-19 montre qu’ils ne partagent pas le destin de la France. Nous n’avons pas de destin commun. Nos angoisses, ils ne les vivent pas. A la limite, ils n’en sont pas coupables. Mais s’ils sont si étrangers à nos peurs, aux sanglots de ceux qui perdent leurs proches, aux personnes qui sortent travailler en dépit des risques sanitaires évidents, c’est qu’ils sont … étrangers tout simplement et ils s’excluent eux-mêmes, naturellement, de la communauté française. Alors ils doivent en tirer les conséquences et partir.

Le communautarisme postmoderne, le multiculturalisme, l’altérocratie ont favorisé la cohabitation désormais insupportable de deux peuples, de deux droits, de deux destins dont cette période montre qu’ils divergent irrémédiablement.

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