Chroniques

L’imposture du « complotisme »

Le complotisme, voilà l’ennemi ! La France est reconfinée, son économie anesthésiée, son peuple livré à l’occupation en archipel de peuples étrangers mais l’ennemi à abattre, ce qui doit être pourchassé, c’est le complotisme, d’extrême-droite, bien sûr : les décodeurs du Monde, les Checknews  de Libération, les chiffreurs et déchiffreurs en tous genres sont là pour nous libérer de l’emprise mortifère du « complotisme » et pour faire taire ceux qui s’aventureraient sur ce terrain.  

Or, qu’est-ce que le « complotisme » aujourd’hui ? 

C’est tout d’abord le désir de voir un système derrière l’éclatement apparent des évènements. C’est l’exigence de voir la Matrice derrière l’éparpillement des phénomènes, la juxtaposition d’éléments d’actualité soigneusement choisis par la caste médiatique qui veut « informer » au sens étymologique du terme l’opinion. C’est la recherche des faits structurants qui permettent de voir les lignes de force dans un monde « complexe », labyrinthique, dont l’illisibilité est entretenue par l’état profond technocratique et les pouvoirs dits « publics », ce qui nous empêche par exemple de lire comme il se doit l’attaque de Vienne (Vienne !) du 3 novembre 2020 …. Sa technocratie met tout en œuvre pour nous enfermer dans cette culture du chiffre, du tableur excel, du détail, pour nous confiner dans l’analyse au détriment de l’esprit de synthèse qui, lui, voit les forces structurantes. Or, les faits, lorsqu’ils sont dits, sont isolés de leur système à moins qu’ils ne soient purement et simplement tus. Lorsqu’on met en système des faits avérés, comme le Pacte mondial de 2018 sur les « migrations sûres régulières et ordonnées », le Great Reset annoncé le 3 juin 2020 appelant à un nouveau pacte social , les attaques régulières de musulmans sur le sol français ou européen, on ne peut manquer d’y voir la construction d’un Occident nouveau, post-grec, post-romain et surtout post-chrétien. Le « complotisme » est la dénonciation de ce mouvement qui entraîne la civilisation à créer les conditions de sa propre destruction. 

L’Occident, depuis 1945 et plus nettement depuis 1968 s’est engagé dans la voie d’un anti-intellectualisme qui lui a fait privilégier le pragmatisme, l’expérience, le concret, l’analyse au détriment de l’histoire, de la philosophie, des Humanités, de la vision synthétique. Ce mouvement culturel d’une ampleur délétère a conduit à un complexe de l’intellection, à une autocensure de la pensée systémique, disqualifiant d’emblée celui qui veut saisir en surplomb les phénomènes épars. Très pratique pour maîtriser un peuple, pour lui faire accepter sa propre destruction. Le condamner à l’amnésie, le convertir à la bigarrure, le plonger dans la civilisation du Léthé et d’Arlequin, tels sont les effets de l’Education Nationale en France, des médias français et des politiques qui ne voient de réussite électorale que dans la soumission. Le « complotiste » dénonce cette injonction à l’inintelligence, voit dans le « Cercle de la Raison » le sommet de la déraison, voit dans le roman international un roman, un mythe, sans histoire, sans racine, sans ancrage. 

La postmodernité construit en effet des mythes que nous ne cessons de dénoncer dans nos travaux : le Migrant, le mineur isolé, le vivre ensemble, les valeurs de la République, la volonté tyrannique de l’individualisme postmoderne. Le « complotiste » est celui qui voit dans ces mythes… des mythes justement  destinés à préparer le grand renoncement, la grande réinitialisation, pour en finir définitivement avec un Occident qui est devenu par son histoire, sa spiritualité, un  intrus de la civilisation globalisée.

Derrière l’accusation de « complotisme », se révèle la disqualification de la raison dont la fonction est d’établir des liens entre les choses. Interdire les liens, c’est conserver un monde épars, illisible, dans une opacité vraisemblablement utile pour l’état profond dont le pouvoir agissant est maintenant attesté. Se laisser impressionner par cette accusation, c’est acter la « défaite de la pensée » dont parlait Alain FINKIELKRAUT, c’est se laisser séduire par le Faussel dénoncé par Renaud CAMUS. 

Le « complotisme » est le dévoilement d’une logique non  nécessairement intentionnelle dans son intégralité (encore que…) mais dont les phénomènes épars font système. La Covid-19 n’est pas l’objet d’une invention intentionnelle sortie d’un laboratoire. Elle a fait des victimes évidentes et chacun a, dans son entourage, directement ou indirectement été touché par cette maladie. Mais est-ce du « complotisme » de dire que la Covid-19 est le kairos d’une élite mondialisée qui souhaite accélérer la numérisation intégrale, opérer une réallocation des forces économiques en soumettant les plus faibles à un darwinisme économique impitoyable, créer un nouveau contrat social, dissoudre les nations, comme l’ont affirmé les organisateurs de la Grande réinitialisation ? 

Le « complotisme » est l’arme de disqualification massive de ceux qui veulent réduire au silence les peuples historiques. C’est l’argument massue de la davocratie qui lutte contre l’intellection, la saisie synthétique d’un monde qu’elle souhaite parcellisée, opacifié, pour mieux le dominer. Résistons à cette injonction à l’abrutissement, à la civilisation du Léthé, à celle d’Arlequin ! Bref, les « complotistes » ne doivent pas se laisser impressionner par les comploteurs…  

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