Chroniques, Lecture

Communisme et postmodernité. Réflexions à partir du livre de Michel Heller, La Machine et les Rouages.

Le livre de Klaus Schwab et de Thierry Malleret Covid-19 – La grande réinitialisation a réservé bien des surprises, notamment celle de remettre expressément en question le capitalisme productiviste et spéculatif. De manière plus globale, nous vivons une crise du libéralisme politique et économique. Et si le choix de Davos ne se portait pas tant sur l’ «ultralibéralisme» ou le « néo-libéralisme » que sur le communisme, mais un communisme bien sûr d’un genre nouveau, avec d’autres vecteurs, d’autres acteurs ? Je souhaiterais analyser cette idée à travers le livre de Michel HELLER (né en U.R.S.S en 1922), La Machine et les Rouages, auteur notamment d’une histoire de la Russie et fin connaisseur du système communiste dont il analyse précisément la structure dans le livre cité. Comparaison, certes, n’est pas raison. Mais des analogies troublantes entre le système communiste (des années 1917 jusqu’à Konstantin Tchernenko en 1984) et ce que nous appelons la postmodernité, en particulier depuis la crise sanitaire du Covid-19, méritent d’être au moins signalées, voire considérées comme structurantes. 

Le dressage social

L’Etat soviétique, nous dit Michel Heller, est une « école du dressage social ». Ce dressage social est apparu de manière patente dans la gestion gouvernementale de la crise du covid-19. Le confinement, le couvre-feu ont fait apparaître une criminalisation de la mobilité qui est aux antipodes de l’idéologie dite libérale du « laisser passer » et de la libre circulation des biens, des services et surtout des hommes. La mise en place de la fameuse « attestation de déplacement », l ’évocation itérative d’un « passeport vaccinal », le vote d’un passeport sanitaire (le « certificat vert ») par le Parlement européen, ne sont pas sans rappeler l’instauration du passeport intérieur en U.R.S.S dans les années 30, les autorisations pour passer d’une ville à l’autre étant extrêmement limitées. Le masque est ainsi la marque de ce dressage social, une sorte de manifestation sociale de l’Union sacrée face au « virus » : « Nous sommes en guerre » a répété à l’envi le Président Emmanuel Macron, le 16 mars 2020, érigeant le masque en port d’uniforme et faisant de son port l’observance d’un rituel quasi-militaire. Lénine déclarait lui-même le 5 juillet 1921, au IIIème Congrès du Komintern : « Et tant que ce problème ne sera pas définitivement résolu, cet état de guerre effroyable sera maintenu. Nous déclarons : la guerre est la guerre, nous ne promettons ni la liberté ni la démocratie », une déclaration qui résonne de manière bien particulière aujourd’hui. Anton MAKARENKO (1888-1939) , un des inspirateurs de la pédagogie soviétique, estimait que le « collectif idéal est l’armée ou le camp », le rituel militaire permettant de forger l’unité d’une nation ou d’un groupe contre un ennemi commun, fût-il totalement imaginaire.

A travers ce dressage social, s’exerce une « infantilisation » de l’homme étudiée par HELLER dans le chapitre Ier. L’Union soviétique, férue de psychiatrie notamment dans les années 60-70, découvre chez ses prisonniers un phénomène nommé « la peur de la liberté ». L’Etat soviétique parvient à instaurer un Père spirituel qui défait le lien familial, remplace le lien de sang par le lien politique. L’individu devient un « enfant » nous dit Michel Heller et l’Etat le substitut des parents et des proches. La violence réelle ou symbolique exercée sur des groupes humains conduit à imposer aux prisonniers ou aux citoyens des comportements enfantins, y compris chez les « dissidents » qui finissent par préférer leurs propres chaînes à la liberté. Cette omniprésence de l’Etat et sa violence symbolique est tout à fait sensible dans la postmodernité occidentale où l’Etat est à la fois profondément intrusif et terriblement répressif. C’est une facette de ce que Jean-Yves LE GALLOU appelle l’anarcho-tyrannie. 

Pour ce qui est de l’Etat intrusif, c’est la famille qui est la plus attaquée. Par la loi sur le Mariage pour tous, par le divorce par consentement mutuel facilitant les familles recomposées, par l’intrusion des services sociaux sur alertes de l’Ecole, par la propagande de l’Education Nationale sur les enfants qui sont censés apporter la bonne parole dans les familles, l’Etat, comme à l’ère communiste, tend à défaire la communauté naturelle et traditionnelle pour la recomposer selon son idéologie artificialiste et anti-naturelle.  L’Etat devient « un membre de la famille » et peut se substituer à elle. Cet Etat intrusif infantilise les parents qui deviennent des « responsables ». On observe, comme dans la période communiste, une fonctionnarisation insidieuse du rôle de parents qui n’est plus, qu’une fonction, voire un « projet parental »… 

Mais l’Etat sait aussi être répressif. Tout comme à l’époque soviétique, il existe au sein même de la société française les amis et les ennemis, les koulaks et le prolétariat. Les ennemis, koulaks postmodernes, sont les tenants de la société traditionnelle et enracinée dont les Gilets Jaunes en fin 2018 ont été l’expression balbutiante. Ce mouvement a été victime d’une spectaculaire répression dont la disproportion a frappé tous les observateurs un peu honnêtes. A côté, le « prolétariat » élu de Davos-France, l’Autre, le « migrant » de préférence « mineur isolé », celui qui bénéficie des politiques de la ville, qui habite les « quartiers populaires » dans une terminologie soviétique savoureuse, qui bénéficie de l’Aide médicale d’Etat, de la Caisse d’Allocation familiale, bref, qui bénéficie de l’orientation délibérément altérocrate des politiques publiques. 

La planification et la bureaucratisation

La civilisation occidentale est dotée d’institutions dont l’analogie avec le communisme est frappante. L’Union soviétique d’antan visait une intégration économique croissante du pays en niant les particularismes nationaux. Au niveau de l’Union Européenne, le concept d’« intégration » économique fut très souvent invoqué pour réaliser la « convergence » des économies nationales européennes lors du Traité d’Amsterdam en 1997. Les piliers de l’UE (1992-2007) avaient pour vocation à effectuer une division raisonnée de l’Union européenne sur une « base économique rationnelle, et non sur les survivances de droits souverains disparus ». C’est exactement ce que dit HELLER pour l’U.R.S.S. Le concept de « subsidiarité » est largement invoqué, y compris depuis le Traité de Lisbonne, pour maintenir la fiction mais cela ne doit pas masquer l’harmonisation progressive des politiques publiques qui s’alignent les unes aux autres (monétaires, fiscales, sociales) et la planification incarnée par les Grandes Orientations des Politiques Economiques (les fameux « GOPE »). Outil de surveillance, les GOPE sont régies par le TFUE, IIIème partie, titre VII et par un règlement du 16 novembre 2011 dit « six-pack » qui dispose que les politiques budgétaires de chaque Etat membre doivent être observées et que les Etats membres doivent dûment tenir compte des GOPE avant toute prise de décision majeure concernant leur budget nationaux pour les années à venir. Une sorte de Gosplan qui ne dit pas son nom. 

Cette analogie est renforcée par l’effet bureaucratique aussi puissant en Occident qu’il ne l’était en U.R.S.S. La bureaucratisation, la technocratie sont des caractéristiques des régimes totalitaires communistes puis nazis qui ont permis une rationalisation à la fois de la production et des procédures administratives à des fins de contrôle de la population. L’Europe – et la France en particulier – est particulièrement exposée à l’effet bureaucratique, excellemment analysé par David Graeber dans Bureaucraty, qui s’étend aussi bien dans les administrations publiques que dans les entreprises privées : les circuits de validation des décisions, les interminables processus de concertation, les myriades de points de contrôles plus ou moins utiles, créent des goulets d’étranglement et rendent illisibles les circuits décisionnels. La bureaucratie crée un monde opaque, un voile d’ignorance qui a un effet séparateur entre l’univers engendrant cette bureaucratie et l’usager ou le client qui doit se mouvoir dans ce labyrinthe incompréhensible. La publication de la récente attestation de déplacement en mars 2021 sur deux pages résumait à elle seule les apories de cet univers chaotique destiné à perdre l’usager ou le client plutôt que de le servir. Face à un monde opaque, l’usager ou le client est dessaisi de son autonomie décisionnelle, il est culpabilisé comme un enfant s’il ne comprend pas les rouages complexes d’un monde patiemment et méticuleusement complexifié, contre lui. L’homme, comme le personnage de Chaplin dans les Temps Modernes, est baladé dans les rouages d’une gigantesque machine qui le broie, l’assimile, le digère. 

L’évolution du travail en Occident est une image déformée mais similaire à la conception du travail en U.R.S.S. Le workhoolic qui poursuit inlassablement la « réalisation « de ses « objectifs » est la transposition postmoderne de l’oudarnik, le travailleur de choc qui accélère sa cadence pour réaliser voire dépasser le plan. Pour le travailleur occidental, même pour l’élève de toute école, les objectifs sont « atteints » ou « dépassés ». L’activité de l’homme est désormais quantifiable, chiffrable et comme le disait Staline : « Les cadences résolvent tout ». Cette vision imprègne la bureaucratie de l’Occident postmoderne d’une manière inimaginable comme en témoigne la « tyrannie de l’urgence », visible partout, qui explique les nombreux burn-out ou les états dépressifs dont témoignent la consommation accrue d’anxiolytiques. « Les cadences justifient tout , nous dit HELLER, elles deviennent un moyen psychologique de coercition très puissant, substituant à d’éventuelles velléités de résistance l’espoir d’atteindre prochainement au but et de souffler un peu ». On ne sait plus si Heller décrit ici une usine soviétique, un cabinet de préfecture, une start-up ou la direction des opérations d’une grande entreprise … Tout comme en U.R.S.S, sous l’impulsion de Trotski, le travail s’est militarisé, il est un « front » où l’on s’anoblit, la réussite professionnelle étant l’obsession de nombreux cadres dans le public ou dans le privé. 

Le remodelage de l’homme

En effet, que ce soit en U.R.S.S ou dans l’Europe postmoderne, c’est l’homme qu’il s’agit de remodeler et les deux systèmes appliquent cette idéologie avec un zèle comparable. Michel HELLER, évoquant le pouvoir totalitaire en U.R.S.S, écrit : « Le pouvoir totalitaire dont jouit le parti permet de supprimer non seulement un autre système de valeurs, mais encore toute la nostalgie du système disparu ». Ce point est fondamental car il est prégnant aujourd’hui. Sous les effets de la culture woke, et sous les coups répétés de l’Education Nationale contre l’enseignement de l’histoire et des humanités, on voit se mettre en place dans l’Occident contemporain une véritable politique de l’oubli. Les collectivités territoriales, par la redénomination de rues ou de stades, les associations, par les déboulonnages de statues, mènent une guerre des histoires qui tend à remodeler l’onomastique et les paysages familiers. Il s’agit, par cet écosystème politique et idéologique constitué par l’extrême-centre, les officines de Davos comme les associations humanitaires, « culturelles » ou antiracistes, de créer les conditions d’une amnésie collective pour effacer la nostalgie même de ce que nous sommes en train de perdre.

Michel HELLER ne cesse de répéter la métaphore empruntée à la métallurgie : l’homme est un matériau destiné à la « refonte ». Pour refondre l’homme, il convient de faire fondre sa mémoire. En U.R.S.S, « (d)ans les manuels d’histoire ancienne, on supprime toute allusion à la Judée, au peuple juif, à la religion et à la Bible ». La réécriture de l’histoire est une condition sine qua non de la refonte de l’homme. L’université aujourd’hui est un temple de l’ideïnost (idéologie) postmoderne, notamment en sciences humaines où l’histoire de la colonisation est présentée de manière caricaturale et fausse ainsi que l’histoire de l’occupation sans parler de celle de la Révolution française et j’en passe. Si l’on parle tant d’ « islamo-gauchisme » à l’université et dans les médias aujourd’hui, c’est bien parce qu’il existe une porosité entre le palestinisme soviétique d’antan et le palestinisme gauchiste d’aujourd’hui, entre l’antisionisme soviétique et l’antisémitisme islamique. Le musulman, chéri par Médiapart, Jean-Luc Mélenchon et consorts, incarne la nouvelle figure prolétarienne dont la révolution consiste – ils semblent le négliger – tout simplement à une conversion globale à l’Islam. La conception géopolique de l’Islam, notamment celle des Frères musulmans, est fondée sur le même schéma que le marxisme-léninisme : une théorie des crises. La mondialisation, l’extension des « droits humains » atomisent la société, la liquéfie et la fragilise et l’Occident, telle une géante, s’effondre sur lui-même et laisse place à une civilisation nouvelle et conquérante qui apporte une nouvelle spiritualité, de nouvelles mœurs, une nouvelle langue. 

Le système promotionnel dans les universités, dans les administrations de la fonction publique, dans certaines entreprises privées même passe par une allégeance à la soumission et à cette idéïnost du remplacisme global et de l’athéïsme forcené. Michel HELLER est clair sur ce sujet pour l’U.R.S.S : « La fidélité à l’idée l’emporte sans conteste sur la compétence professionnelle. Cela est valable pour la production, mais aussi pour la science.»

Il s’agit de substituer à l’identité civilisationnelle, l’ideïnost, l’idéologie, qui devait imprégner en U.R.S.S absolument tous les secteurs de la vie collective : la société, la vie intellectuelle, les arts, les sciences. Le libéralisme et l’individualisme, prônant la liberté de chacun et valorisant la fabrication de soi par soi-même, jouent le rôle d’écran de fumée. L’ideïnost, dans l’Occident postmoderne, a changé de forme mais la matière est restée la même et investit tout. Cette idéologie est dramatiquement lisible : universalisme, Lumières, relativisme, culture woke, remplacisme global, artificialisation du monde. L’éducation est, de ce point de vue, un remarquable outil de diffusion de cette ideïnost mortifère. Dès 1918, au Congrès des Travailleurs de l’instruction populaire, Zina Lilina déclare : « Nous devons transformer les enfants (car, telle la cire ; ils se laissent modeler) en bons et vrais communistes… Nous devons les arracher à l’influence grossière de la famille. Nous devons les prendre sous notre contrôle et, disons-le, clairement : les nationaliser.» L’enfant est un « bois tendre » et, au début de l’ère communiste, tous les attributs de l’ancienne école ont été liquidés : examens, cours, devoirs à la maison, étude du latin, uniformes, redoublement quasiment inexistant. Le titre même de professeur est supprimé. Il n’y a plus que des « Travailleurs scolaires » et l’école doit être « un lieu de jeu, un club ».  Dans les années 30, les soviétiques reviennent à l’éducation « scolastique féodale » ce qui explique du reste le très bon niveau de l’école russe aujourd’hui. Notre système éducatif est, par contre, une copie presque conforme de celui de 1918 !

Cette idéïnost postmoderne ne peut s’effectuer sans la refonte de la langue. Michel HELLER dit de la langue soviétique : « Le mot masque la réalité, il crée une illusion, une surréalité ; il garde certes un lien avec le réel, mais en le codant ». Cette conception de la langue est exactement le phénomène que nous connaissons en Occident à travers la novlangue médiatique et politique, périphrastique et euphémistique : l’envahisseur est un « migrant », les quartiers islamiques sont des « quartiers sensibles », les écoles dévastées par la déculturation sont des « réseaux d’éducation prioritaire », l’agit-prop moutonnière de performances vulgaires et abrutissantes est de la « culture », les sportifs sont des « héros », le virus est le « soldat ennemi » qu’il faut combattre. La langue postmoderne, comme la langue soviétique, crée un monde parallèle constitué de mots qui prennent  « un caractère magique », deviennent «  une incantation ». C’est le mot magique qui va tracer la ligne infranchissable entre le cercle de la raison et le complotiste. Le complotiste est celui qui se méfie des faits présentés, essaie de retrouver la logique et la rationalité qui est masquée mais surtout il est celui qui refuse délibérément le système de nomination magique imposé par l’ideïnost . Le « complotiste » est celui qui veut défaire la nomenclature qui a remplacé les choses.

La désappropriation ou le communisme numérique

Mais le communisme est avant tout un matérialisme fondé sur la mise en commun des forces de production et surtout sur la collectivisation des biens privés. Or, nous voyons progressivement s’installer dans le monde postmoderne ce processus de désappropriation, de « dépossession » dit Renaud CAMUS. 

Depuis le Code civil de Napoléon, en France, l’économie s’appuie sur la propriété privée. L’économie est structurée par l’échange de biens reposant sur des flux d’appropriations successives à travers la production, la vente, l’achat. L’économie industrielle est fondée sur l’acquisition par la classe moyenne de biens de consommation courante notamment dans l’équipement domestique, dans les années 50 et 60. Les 30 glorieuses sont avant tout l’ère de l’appropriation. 

Or, la postmodernité est marquée par la domination des services. La plus-value repose moins sur les transferts de biens, que sur le transfert de services et de données. Le développement du leasing (location avec option d’achat), l’endettement croissant des ménages et de l’Etat qui conduit à avoir l’usufruit de ce que l’on ne possède pas encore ou que l’on ne possédera jamais, le phénomène récent et répété de squats de propriétés privés par des migrants dans le silence assez assourdissant des autorités publiques, tout conduit à faire de la désappropriation un des phénomènes structurants de la postmodernité. 

L’identité civilisationnelle est elle-même, en Occident, l’objet d’une dépossession spectaculaire : les mouvements migratoires incontrôlés, l’idéologie de la repentance, les changements visibles à l’œil nu de nos environnements culturels familiers, le remplacement du peuple en peau de panthère dans des quartiers entiers des métropoles mondialisées. La postmodernité est caractéristique d’une identité collectivisée, une Internationale de l’identité humaine dans son sens le plus général, au détriment des ancrages et des spécificités. S’installe alors le règne de l’identité publique au détriment de l’identité privée, l’ère du partage forcée, de la mise en commun inconditionnelle de notre patrimoine civilisationnel qui, de ce fait même, se dissout inexorablement. 

La numérisation évoquée par l’ouvrage de Klaus Schwab, Covid-19 La Grande réinitialisation s’inscrit exactement dans cette logique, la prolonge pour ainsi dire. Le Cloud, la base de données, les Data, qui contiennent d’innombrables données privées plus ou moins sécurisées et utilisables par les autorités publiques (comme le montre l’exemple de Singapour sur les données médicales) est une sorte de kolkhoze numérique. En échange de la santé assurée pour le bien collectif, les individus remettent leur liberté entre les mains d’un Etat qui va pouvoir les suivre à la trace à travers le contact tracing. C’est le contrat social du communisme postmoderne. Les sociétaires chérissent leur fers immatériels puisque ce sont eux qui vont assurer la survie du groupe, celui-ci engendrant une « morale » coercitive autour du sens des responsabilités collectives. Que ce soit à travers la monnaie numérique, l’identité numérique, la numérisation du monde entreprise par le Great Reset est une vaste entreprise de collectivisation des identités et d’utilisation des données par des instances dont le gigantisme s’apparente à l’Etat soviétique. La postmodernité est marqué par un socialisme non d’Etat mais de propriété privée. C’est ce qui rend la lutte politique complexe.

La barbarie nazie et la tyrannie soviétique semblent loin. C’est une sorte de musée que nous visitons, livres noirs divers en main, en plaignant les hommes qui ont été victimes de ses systèmes. Ce que nous ne voyons pas, c’est que le même système de « dépossession » est à l’œuvre dans l’époque contemporaine, le davoscène, que la même puissance idéologique impose ses lois, que le même renoncement à la liberté gagne ses citoyens. A nous de réagir !

3 réflexions au sujet de “Communisme et postmodernité. Réflexions à partir du livre de Michel Heller, La Machine et les Rouages.”

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